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Urologie Saint-Joseph

Hyperactivité vésicale à angers

Hyperactivité vésicale à Angers

chirurgiens urologues

Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (HAV) se manifeste par des envies impérieuses (urgentes) d’uriner : c’est l’urgenturie. Ces envies impérieuses peuvent être associées de façon plus ou moins importante à des envies fréquentes d’uriner (pollakiurie), des levers nocturnes liés à l’envie d’uriner (nycturie) et parfois à des fuites urinaires (incontinence urinaire par urgenturie).


Ces symptômes sont très subjectifs et il est difficile de déterminer un nombre « normal » de mictions par jour et par nuit. Néanmoins, à partir du moment où ce nombre vous semble anormal, inhabituel, gênant, et a fortiori s’il existe une modification ou une apparition récente et rapide de ces symptômes, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

 

Celui-ci vous adressera alors si besoin à un urologue, qui s’attachera, par l’interrogatoire, l’examen clinique, et d’éventuels examens complémentaires, à trouver l’origine de vos symptômes, et ainsi entreprendre le ou les traitements les plus adaptés.


Il existe en effet de nombreuses pathologies susceptibles d’engendrer ces symptômes, telles que : les infections urinaires, les calculs urinaires, les tumeurs de la vessie, l’hypertrophie bénigne de prostate, le prolapsus génital (descente d’organe), certaines pathologies métaboliques (diabète), certaines pathologies neurologiques (syndrome parkinsonien), certaines pathologies gynécologiques, …


Fort heureusement, dans un bon nombre de cas, le bilan étiologique réalisé ne retrouve pas de pathologie sous-jacente : on parle alors d’hyperactivité vésicale (HAV) idiopathique.

Hyperactivité vésicale

Chirurgie urologique à Angers

Épidémiologie

 

L’HAV idiopathique est une pathologie fréquente, qui toucherait 15% de la population générale.


Cette estimation est probablement sous-évaluée, lié au fait qu’un grand nombre de patients (plus de 50% selon certaines études) n’ose pas consulter, pour des raisons diverses et variées (déni de la maladie, honte, ignorance de l’existence de traitements efficaces).

 

De la même façon, le diagnostic est bien souvent tardif, lié à un retard de consultation de ces patients, qui attendent parfois plusieurs années avant d’oser aborder ce sujet avec leurs médecins.

Traitement de l'Hyperactivité vésicale

Centre urologique Saint-Joseph à Angers

Le diagnostic de l’HAV est essentiellement clinique, et repose principalement sur l’interrogatoire et l’examen gynécologique.

 

Le calendrier mictionnel est le premier « examen » incontournable dans le bilan. C’est également le plus simple.
Réalisé sur 3 jours, il consiste à noter, pour chaque miction (de jour comme de nuit) l’heure et le volume uriné.

 

Très informatif, il permet surtout d’objectiver des symptômes bien souvent très subjectifs : nombre de mictions par jour / par nuit, quantité d’urine par 24h, quantité moyenne d’urine par miction, …

 

D’autres examens seront éventuellement demandés ou réalisés par l’urologue, selon l’interrogatoire et l’histoire clinique, afin d’éliminer les pathologies citées plus haut :

 

• Des examens biologiques : prise de sang, analyse d’urines, …
• Une échographie de l’arbre urinaire
• Une échographie pelvienne (chez la femme)
• Un scanner / une IRM
Une Uréthrocystoscopie
• Une débitmétrie : outil utilisé en consultation, permettant d’objectiver la vitesse du jet, la quantité urinée et de réaliser par la suite une échographie de la vessie pour évaluer le résidu post-mictionnel, c’est-à-dire la quantité d’urine restant dans la vessie après miction.
Un examen urodynamique

La prise en charge doit avant tout être globale. L’équilibre du diabète, de la tension, du cholestérol, sont des points essentiels qui vont permettre d’optimiser au maximum le traitement de l’HAV.


En cas de surpoids, une perte de poids de 10% permet une amélioration de 50% des symptômes.

 

Il existe de nombreux traitements de l’HAV idiopathique, avec un profil d’efficacité et de tolérance très variables d’un patient à un autre, et bien souvent des délais d’action assez longs (1 à 3 mois).


Trouver le traitement adapté à chacun n’est donc pas une affaire facile, et nécessite souvent un certain nombre d’ajustements, au cours d’un suivi régulier avec l’urologue, qui aura parfois besoin de plusieurs mois avant de réussir à trouver la solution thérapeutique optimale.

La rééducation pelvipérinéale :

 

– Objectif : « rééduquer » la vessie et les muscles du périnée pour mieux ressentir les envies et mieux les maitriser
– Elle est réalisée par des kinésithérapeutes ou des sage-femmes
– Généralement à raison de 1 à 2 séances par semaine, elle nécessite plusieurs semaines pour atteindre une efficacité optimale

 

La stimulation transcutanée du nerf tibial :

 

– Objectif : stimulation électrique quotidienne du nerf de la jambe pour permettre un rétrocontrôle négatif sur la vessie et diminuer son excitation
– Traitement indolore, réalisé en autonomie à domicile
– Matériel livré par un prestataire, location et achat pris en charge par la sécurité sociale
– Séances quotidiennes de 20 minutes
– Efficacité jugée après 3 mois d’utilisation

 

 

Les médicaments anticholinergiques, dont l’action est de diminuer la contractilité de la vessie, et ainsi diminuer son excitabilité. L’efficacité est jugée après 3 mois de traitement.

Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique (BOTOX®) :

 

– Objectif : diminuer la contractilité de la vessie, et donc son excitabilité
– Elles sont indiquées en cas d’incontinence urinaire par urgenturie
– Réalisées par voie endoscopique (pas de cicatrice) sous sédation, au bloc opératoire, en ambulatoire
– Nécessité de réinjections tous les 6 à 12 mois
– Majoration progressive de la dose au fur et à mesure, jusqu’à la dose efficace

 

Pour en savoir plus

 

La neuromodulation sacrée NMS3 (Interstim®)

 

– Objectif : stimulation électrique permanente de la racine sacrée S3, pour permettre un rétrocontrôle négatif sur la vessie et diminuer son excitation
– 2 interventions en ambulatoire :
    1. Mise en place première de l’électrode, sous anesthésie générale, avant une phase test de 15 jours avec un boitier provisoire
    2. Implantation sous-cutanée définitive du boitier de neuromodulation (si succès du test) ou explantation de l’électrode (si échec du test), sous anesthésie locale, 15 jours après
– Cicatrice d’environ 5 à 8cm, entre le bas du dos et le haut de la fesse
– Gestion autonome des programmes et intensités de stimulation via une télécommande sans fil sous forme de smartphone

 

Pour en savoir plus

 

L’Hydrodistention vésicale

 

– Objectif : mesurer la capacité anatomique de la vessie et étirer les fibres musculaires de la vessie pour diminuer leur sensibilité
– Réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire

La cystectomie sustrigonale avec entérocystoplastie d’agrandissement


– Objectif : augmenter la capacité vésicale en retirant les 80% de la vessie native, et en les remplaçant par une « poche » confectionnée à partir d’un segment d’intestin
– Réalisée en dernier recours, sous anesthésie générale, par voie coelioscopique
– Hospitalisation de 10 jours